vendredi 19 juin 2009

Abeilles nos amies

Réactions : 

Rencontre avec Mrs Bonnet, Bonnaud,

et Marchandeau du GDSA

(Groupement Défense Sanitaire Apicole ) leur BLOG

jpg_frelonphoto-fef1b.jpgMerci pour l' accueil des animateurs du GDSA et du partage d'expérience et de savoir. Nous avons pris plaisir a cet échange.


Nous avons pu découvrir les différentes étapes de la création du miel par nos amies indispensables " les Abeilles ", les stress et agressions que notre société leurs imposent et que auront lune incidence regrétable sur notre devenir et celui de notre environnement.
Durant cette visite nous étions accompagné d'un groupe de personnes au RSA.

A ce jour, un nouveau danger menace les abeilles de nos garrigues : Le Frelon Asiatique.

Informations extraites du Site

Impact en apiculture : prédateur de l'abeille domestique

Tous les frelons sont des prédateurs d'abeilles, mais à des degrés divers

Le comportement de prédation de V. velutina envers les abeilles domestiques et autres insectes (bourdons, mégachiles, ….) est plus important que celui du frelon européen, aussi bien dans le temps (de juillet à décembre) qu'en intensité (toute la journée). Les apiculteurs s'inquiètent, de fait, en voyant leurs ruches beaucoup plus régulièrement et davantage attaquées par le frelon asiatique que par le frelon européen et ce, dès le mois de juin. Le comportement de V. velutina vis-à-vis des ruches a été observé tout au long de la journée et ainsi décrit : le frelon reste en vol stationnaire aux abords de la ruche, le plus souvent face à l'entrée, à une distance de 30 à 40 cm ; puis il essaie d'attraper les butineuses, principalement celles qui rentrent à la ruche, chargées de pollen ou de nectar, en leur fonçant dessus, les attrapant et les emportant. Le frelon ne consomme lui-même qu'une partie de ce qu'il capture : il décapite sa proie, lui enlève pattes et ailes, il n'utilise que le thorax qu'il transporte ensuite au nid pour nourrir la colonie. Il découpe l'insecte sur place mais peut aussi le transporter entier si le nid est situé à proximité. En début d'hivernage des abeilles, il rentre dans la ruche, prélève l'abeille sur la grappe, la découpe à l'intérieur de la ruche et repart avec son butin. À cette période, une ruche faible à moyenne peut être détruite en une à deux semaines. Les tentatives d'introduction du frelon dans la ruche sont nombreuses, bien plus fréquentes en fi n de saison (septembre à décembre), certainement du fait que les abeilles domestiques sont à l'intérieur de la ruche, et que la production des frelons sexués nécessite un apport de nourriture plus important à cette période. Les apiculteurs ayant visité les colonies concernées précisent que celles-ci étaient généralement faibles, bourdonneuses ou orphelines. Son entrée dans les ruches n'a pas été rapportée, à notre connaissance pendant la belle saison. L'incidence sur le rucher est de plusieurs ordres :

un prélèvement intensif affaiblit la colonie, interrompt l'alimentation en pollen et provoque des mortalités de larves, un arrêt de ponte et le vieillissement de la colonie qui ne résistera probablement pas à la période d'hivernage ;

  • un développement de maladie probable suite à la mortalité des larves. Une échelle de risque a été élaborée :

  • deux frelons par ruche : on note une perturbation, mais l'activité se maintient ;

  • trois à cinq frelons par ruche : la perturbation est forte ;

  • plus de cinq frelons par ruche, celle-ci est condamnée à terme, sauf à être déplacée dans une zone où la prédation est moindre.

Conclusions et perspectives

Il apparaît aujourd'hui illusoire à tout le monde, compte tenu de sa vitesse d'expansion et de son aire de présence, d'éradiquer V. velutina en France. De plus, son expansion vers d'autres pays européens semble inéluctable.

Nous pouvons aujourd'hui confirmer l'importance du danger de V. velutina pour l'apiculture.. En 2007, plusieurs ruchers ont été détruits en Gironde, Dordogne et Lot-et-Garonne. Compte tenu de la dynamique des populations de cette espèce, son comportement de prédation est devenu économiquement inquiétant pour l'élevage des colonies d'abeilles et les gens qui en vivent ainsi que pour toute la faune pollinisatrice.
Son attaque des butineuses et plus précisément des récolteuses de pollen induit une cause supplémentaire d'affaiblissement des colonies d'abeilles : affaiblissement par le prélèvement d'abeilles mais aussi par la perte d'approvisionnement en nourriture et plus particulièrement en protéines (pollen). Sa présence en permanence devant la ruche peut entraîner un arrêt de ponte par absence de pollen et un vieillissement de la colonie dont l'hivernage sera compromis.

Vespa velutina étant un prédateur de l'abeille domestique et d'autres insectes, son acclimatation et son expansion en France nécessitent une surveillance ainsi que la mise en place de travaux de recherche appliquée et d'expérimentation en apiculture.